A l'issu de la réunion, le 7 mai, de la commission de récolement, les socialistes jurassiens n'ont pas réussi à se trouver un premier fédéral. Les deux candidats arrivés à égalité lors du scrutin interne (105 voix chacun) n'ont pu être départagés après analyse des votes et des procès-verbaux établis par les 15 sections PS du Jura. 

C'est donc Solférino qui devra fixer, dans la semaine sans doute, le critère qui permettra de savoir qui de Yan Dufour et Christophe Perny remplacera Norbert Maire, démissionnaire, à la tête de la fédération.

Samedi 8 mai 2010 6 08 /05 /Mai /2010 20:24
- Par David Régazzoni - Publié dans : Politique locale
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Comment départager les deux candidats à la succession de Norbert Maire, premier secrétaire fédéral démissionnaire du PS du Jura ? Ian Dufour et Christophe Perny ont recueilli le 29 avril le même nombre de voix, soit 105 suffrages. Un résultat qui rappelle la situation de quasi-égalité entre Martine Aubry et Ségolène Royal à laquelle avait abouti, au niveau national, le congrès de Reims en novembre 2008. D'autant que le blocage né de la consultation des militants va trouver sa solution par le biais, comme à l'époque, d'une commission de récolement.

Mise ne place cette fois à l'échelle départementale, elle devrait être installée en début de semaine et sera composée d'une quinzaine de personnes au maximum. Ses membres devraient être représentatifs des résultats jurassiens du vote sur les motions de 2008*. Ils devront vérifier la validité des procès-verbaux dressés à l'issu du vote dans les 15 sections socialistes du Jura et déceler les éventuelles erreurs et irrégularités.

En tout cas, il n'est nullement question de se référer à l'ancienneté au sein du Parti socialiste pour départager les deux candidats. Une éventualité évoquée le soir même du scrutin mais qui, si elle est prévue par les statuts du PS à l'occasion de l'élection d'un secrétaire de section, n'est pas valable pour celle du premier secrétaire fédéral. Si cela avait été le cas, la règle aurait été favorable à Christophe Perny, conseiller général de Lons-sud. Son adversaire, Ian Dufour, est arrivé jeudi soir en tête dans 10 des 15 sections départementales.



*Congrès de Reims. Résultats du Jura

Motion A (Delanoë)                 31,71% (Christophe Perny)

Motion B (Pôle écologiste)        0,00%

Motion C (Hamon)                  28,05% (Ian Dufour)

Motion D (Aubry)                   15,85%

Motion E (Royal)                    23,17%

Motion F (Pupunat)                   1,22%

Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 20:55
- Par David Régazzoni - Publié dans : Politique locale
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Deux candidats concourraient ce soir pour être 1er secretaire fédéral du PS du Jura. Résultat du vote des militants : égalité entre Christophe Perny et Ian Dufour, avec 105 voix chacun. Une sorte de congrès de Reims local, en somme... On attend la suite.
Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 01:02
- Par David Régazzoni - Publié dans : Politique locale
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Mon reportage vidéo à la Région Ile de France. 15 avril 2010. 



Merci à Anne, Jean-Yves et Renaud.

Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 00:51
- Par David Régazzoni - Publié dans : Général
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On croyait le canton agonisant, voilà que le président de la République l'a consacré comme LA circonscription électorale du futur - au moins pour les 25 ans à venir, jusqu'à la prochaine réforme. De fait, il nous a expliqué dans son discours de Saint-Dizier sur la réforme des collectivités territoriales que, désormais, tous les élus locaux - hors municipaux - émaneront de ces territoires aux contours souvent mystérieux, parfois absurdes, dont le nombre a souvent évolué depuis la Révolution. Dans le Jura, il y en avait à l'époque près d'un cinquantaine contre 34 aujourd'hui. Et ce n'est pas fini : un calcul qu'il serait fastidieux de développer ici permet raisonnablement de penser que l'on passera à une vingtaine de cantons jurassiens en 2014. Les perspectives sont simples : fini, les entités de moins de 6000 habitants. Dès lors, la fusion entre St-Julien et Arinthod est inévitable, tout comme l'absorption de Nozeroy et des Planches par Champagnole. Et ce ne sont que des exemples parmi d'autres... Conséquence inattendue : une atténuation de l'emprise des partis politiques sur le destin de la structure régionale. Aujourd'hui, dans le scrutin de liste actuel, le poids des partis, par le biais de leurs fédérations départementales chargées - avec plus ou moins d'autonomie - d'élaborer les listes, est considérable. Pas question d'envisager de briguer un mandat régional sans faire partie d'une formation clairement identifiée : il n'y a pas d'indépendants dans les conseils régionaux, à part ceux bien sûr qui ont quitté leur groupe d'origine en cours de mandat. En Franche-Comté, ce fut le cas pendant quelques mois de l'ancien FN Maurice Batail avant qu'il ne rejoigne le groupe UMP. Mais revenons à l'essentiel : les partis vont perdre localement un peu de leur influence. Moins que tout autre, la cantonale est un scrutin politique. La personnalité des candidats, plus ou moins sympathiques, avenants et présents sur leur territoire, aura son importance dans ce futur scrutin uninominal à un tour. Dès lors, on peut se risquer à un pronostic : les candidatures dissidentes devraient se multiplier de la part de tous ceux - nombreux - qui ne se verront pas moins légitimes que le candidat "officiel". D'autant qu'il s'agira ni plus ni moins que de décrocher la timbale : l'équivalent de deux mandats en une seule élection. Les observateurs peuvent déjà remercier Nicolas Sarkozy : ils risquent de ne pas s'ennuyer. On verra bientôt qu'il y a bien d'autres conséquences à attendre de cette réforme...

Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 00:31
- Par David Régazzoni - Publié dans : Réforme des collectivités
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Selon François Fillon, qui est courageusement allé défendre il y a peu la réforme des collectivités territoriales devant les maires mécontents de l'AMF, elle permettra "de régler la question du cumul des mandats". Une façon de répondre à une question qui n'avait jamais été clairement tranchée : le futur mandat de conseiller territorial, forcément binaire puisque faisant office à la fois de conseiller général et de conseiller régional actuels, sera considéré, au regard du principe du non cumul, comme un seul et même mandat. Paradoxe s'il en est, en vérité : la création de cette nouvelle fonction empreinte de dualité, sera elle-même , tout au contraire, porteuse de cumul. Ainsi, à l'avenir, un conseiller territorial pourra être à la fois conseiller général et conseiller régional (même si ces deux termes n'existeront plus) et, pourquoi pas, maire et parlementaire. Il sera donc possible de remplir quatre mandats de façon concomitante, au lieu de trois aujourd'hui. Il suffit de demander à un élu régional ou départemental le nombre de réunions diverses qu'impliquent ces mandats pour comprendre à quel point cette réforme, motivée nous dit-on par des considérations financières, risque de poser des problèmes en matière d'administration des collectivités.

Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 00:29
- Par David Régazzoni - Publié dans : Réforme des collectivités
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On n'a pas fini de constater à quel point la réforme des collectivités va chambouler le paysage politique dans les régions. On l'a vu précédemment, cet avénement du canton comme source de tout - conjointement au scrutin uninominal à un tour - va encourager les élus à se recroqueviller jusqu'en 2014 sur l'action et la présence micro-locales. Cinq années durant lesquelles les conseillers généraux actuellement en place, renouvelables ou non en 2011, n'auront qu'une chose à faire : transformer leur terre d'élection en baronnie imprenable, se rendre plus que tout autre légitime aux yeux, non pas de leur parti (dont le rôle va être amoindri, on l'a vu), mais de leurs électeurs. Au menu : serrage de paluches matinale sur le marché, choucroute du foot, hand, basket... à gogo le soir et présence dans un maximum de syndicats intercommunaux afin de soigner ses relations avec les représentants des communes, qui restent d'excellents relais avec la base. Ne parlons même pas de ceux qui ont la chance, depuis 2008, de détenir une présidence de communauté de communes... Allez détrôner après ça un élu qui aux yeux de "ses" électeurs, a toujours pris le temps d'être disponible, toujours bien pris soin d'être souriant. Pour peu qu'il ait obtenu entre temps le fameux rond-point que tout le monde réclamait à cor et à cri depuis 10 ans et la mort du fils Lambert, essayez de le déboulonner ! Et si toute notion de compétence est absente de cette liste, ce n'est pas un oubli : elle s'effacera encore plus qu'aujoud'hui devant celle de clientèlisme.
Fief
Dès lors, ceux qui vont avoir plus que tout autre des problèmes de recyclage, ce sont les conseillers régionaux qui seront prématurément dépourvus de leur mandat par la réforme sans avoir d'ancrage local suffisant. Ne parlons même pas de celui ou celle dont ce sera la seule fonction élective : élu - ou réélu - en 2010, il devra se mettre en tête que ces quatre années constitueront son dernier tour de piste. Même chose pour l'élu d'un canton voué à la disparition. Conséquence prévisible : une recrudescence des déménagements de quelques conseillers régionaux sans terre - ou de quelques ambitieux - d'ici les cantonales de 2011 pour des cantons dont on pense que l'élu passera alors la main, notamment pour des questions d'âge. Exercice qui nécessitera par ailleurs de savoir lire l'avenir dans les cartes... électorales. Inutile en effet de se précipiter dans un fief qui, en 2014, a toutes les chances de disparaître au moment du redécoupage et la réduction du nombre de cantons. Cette nécessité d'un ancrage local est telle qu'elle va faire nombre de victimes, sans distinguer les puissants des misérables. Prenons, en Franche-Comté, l'exemple de Marie-Guite Dufay, présidente de la région depuis le décès de Raymond Forni en 2008. Alors qu'on croyait un temps que Pierre Moscovici allait lui contester le leadership pour les régionales de l'an prochain, il lui a fait part de son soutien sans faille devant les caméras de France 3. Sauf que Mosco - qui a, ne l'oublions pas, des ambitions élyséennes - revendiquerait aujourd'hui la présidence... pour 2014. Député et président de la communauté d'agglomération du Pays de Montbéliard, il ne devrait guère éprouver de difficultés pour persuader un conseiller général renouvelable en 2011 de lui céder sa place. D'autant que le cumul président d'agglo-conseiller général-député n'est pas interdit par la loi. Le canton de Montbéliard-ouest pourrait être une piste, on y reviendra. Pour Marie-Guite Dufay, les choses s'annoncent plus compliquàes. Elle ne dispose plus du mandat de conseillère municipale de Besançon qu'elle occupa de 1995 à 2008* (qui était déjà une base bien faible) pour se construire un fief local. S'ouvre alors pour elle une période très dense : après une bataille régionale acharnée contre un secrétaire d'Etat surmédiatique (Alain Joyandet, secrétaire d'Etat à la Francophonie), elle devra dans la foulée - surtout si elle l'emporte - s'atteler à la recherche d'un point de chute cantonal sûr et capable de lui assurer un avenir. Et tout ça dès le lendemain des régionales afin d'être prête pour les élections de 2011. C'est la seule solution pour ne pas disparaître de la scène en 2014...

*Dans une première mouture, j'affirmais à tort que Mme Dufay était encore élue à Besançon, ce qu'un lecteur vigilant m'a fait remarquer. Le texte d'origine a donc été modifié en conséquence.

Samedi 17 avril 2010 6 17 /04 /Avr /2010 00:26
- Par David Régazzoni - Publié dans : Réforme des collectivités
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Nicolas Sarkozy à Montbard, 3 septembre 2010.
Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 00:13
- Par David Régazzoni
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Il y a deux candidats au poste de premier secrétaire fédéral du Parti socialiste du Jura. Au soir du 9 avril, date limite de dépôt, seuls Ian Duffour et Christophe Perny se sont déclarés. Le premier est un des tenants de la motion Hamon dans le Jura. Le second - partisan de la motion Delanoë - est conseiller général de Lons sud et élu d'opposition à Lons. Le poste est à pouvoir depuis l'annonce de sa démission par Norbert Maire, qui l'occupait depuis le congrès de Reims.

Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 01:33
- Par David Régazzoni - Publié dans : Politique locale
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Une "lettre" a été envoyée par mail hier soir à tous les adhérents du MoDem du Jura. Un message signé de dix cadres du parti dans lequel ils annoncent leur départ du mouvement et en expliquent les raisons Parmi les signataires, on trouve Agnès Chambaret, la présidente départementale. Texte intégral : "Chers amis, Nous croyons toujours aux valeurs fondatrices du Mouvement Démocrate. Cependant, nous devons constater que nous sommes dans une impasse : scores électoraux divisés par deux à chaque consultation et perte d’élus dramatique. Nous pensons que cette situation est due aux erreurs stratégiques, à la carence de direction de notre mouvement, aux entorses répétées à notre démocratie interne. Le Conseil National du 27 mars dernier s’est tenu sans le quorum, un tiers seulement des membres étaient présents ; les désignations des têtes de listes régionales n’ont ni suivi la procédure du Mouvement, ni tenu compte de leur faible représentativité, inférieure à 20% des adhérents. La mise en place des structures départementales avait donnée lieu à une lutte âpre qui, l’élection des trois listes d’Agnès Chambaret (Humaniste, Démocrate et Indépendante) passée, ne s’est pas atténuée : les concurrents battus n’ayant de cesse de nous empêcher de gérer sereinement et efficacement ce département avec le soutien non dissimulé de Paris. Or, un projet de société ambitieux et crédible doit être porté par un parti organisé, uni, efficace, qui met tout en œuvre pour rassembler, autour d’un leader, des élus, des militants et des sympathisants. Ce n’est plus le cas du MoDem qui, de plus, placé aux marges de la vie politique, ne montre pas les capacités à diriger le pays. Comme les autres militants qui se sont investis pour garder le cap centriste, la 3° voie politique de notre République, nous ne regrettons pas l’énergie, les moyens et les compétences consacrés à ce mouvement. Nous disons seulement regretter qu’ils ne puissent se poursuivre et qu’ils n’aient pas été reconnus à leur juste valeur. En conséquence, nous avons pris la décision de démissionner de nos fonctions au sein des instances départementales, régionales et nationales et de quitter le MoDem. Notre motivation à défendre nos convictions reste inchangée. Le cercle d’amitiés que nous avons pu créer autour de nos valeurs et de notre action ne doit pas disparaître ! Nous vous inviterons prochainement à réfléchir avec nous sur la forme que peut prendre notre futur engagement commun. Soyez assurés de nos salutations centristes et amicales."

 

Agnès Chambaret, présidente

Jacques Broussou, vice-président

Agnès Souillard, vice-présidente

Christiane Mouette, conseillère nationale

Arnaud Bouvet, délégué départemental

Laurent Meyer, secrétaire départemental

Alain Cusenier, délégué de la 2° circonscription

Patrick Baudier, délégué de la 3° circonscription

Patrick Petitjean, membre de droit du bureau départemental

Christophe Chollat-Namy, membre du bureau départemental

Pascal Bride, ancien délégué départemental

Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 18:55
- Par David Régazzoni - Publié dans : Politique locale
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L'auteur

David Régazzoni
Journaliste au Bien public. Pense avoir des choses dignes d'intérêt à dire - et écrire - sur la chose politique. A vous d'en juger, toutefois.

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